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Plastic pollution, what a story

Alors voilà ! Il y a maintenant quelques temps que les amis de la planète ont déclaré la guerre aux déchets plastiques de plus en plus présents dans nos océans. Chez Nomads nous en avons fait notre cheval de bataille.

Qu’il soit « à usage unique », supposé « bio dégradable » ou tout simplement « plastique », il a perdu de nombreux amis au cours des dernières années.

Et pourtant il y a quelques décennies on ne faisait que louer ses qualités, apportant réponses aux problématiques d’une société de plus en plus mobile et consommatrice.

Difficile aujourd’hui d’imaginer un monde sans plastique… Comment faisait-on avant ? Est-ce qu’un retour en arrière est l’unique solution ? Comment ne pas sacrifier notre confort de vie actuel porté par les technologies et les évolutions scientifiques ? Autant de questions ouvertes auxquelles il nous faut répondre aujourd’hui.

plastique pollutionOn observe dans cette croisade du plastique différents points de vue. D’un côté le combat porté par les ONG et associations de protection de l’environnement qui désignent un coupable majeur, l’industriel et sa production continue de plastique, de l’autre, ces mêmes industriels qui essaient tant bien que mal de pointer du doigt nos besoins de consommateurs et leurs efforts vers une transition packaging.

Si l’on se place en observateur objectif, on peut essayer de nuancer ces deux points de vue pour y voir un peu plus clair.

Tout d’abord partons d’un constat simple, l’industriel via ses services marketing est en quête permanente du graal, la satisfaction du consommateur. Comme le dit l’expression bien connue, le client est « roi ». En partant de ce dictat, on peut facilement se rendre compte de notre rôle et pouvoir majeur au quotidien. A chaque nouvelle mode, nouvelle envie, nouveau besoin, l’industriel s’adapte pour servir le plus grand nombre.

Et si alors la nouvelle mode, notre nouveau besoin quotidien devenait la « sobriété packaging », appelons-la ainsi. Chercher toujours l’alternative proposant le moins de superflu. Une nouvelle mode qui forcerait les industriels à moins emballer, à vendre en vrac en proposant des contenants réutilisables, à trouver des solutions tout simplement. Tout ça dans l’unique but de faire ce qu’ils ont toujours fait ou à défaut essayer de faire, séduire le consommateur.

Certes, il est vrai que l’industrie doit être motrice et force de proposition pour voir le changement s’opérer. Mais ce changement tardera si le consommateur n’en n’est pas à l’initiative.

Il y a ensuite la problématique des pays en voie de développement. Et celle-ci est malheureusement bien différente. Si l’on prend l’exemple de certains pays d’Asie, la population en plein boom a un pouvoir d’achat bien inférieur à nos sociétés occidentales. Aux Philippines par exemple, un grand nombre achète chaque jour la nourriture qui va leur permettre de voir demain. Et pour ces gens, le sort des déchets plastique est un peu plus loin de leurs préoccupations quotidiennes. L’ironie du sort c’est que ce sont les premières victimes de cette pollution. Dans ces pays, les industriels fournissent donc comme toujours, ce dont le consommateur a besoin. Et ici, il a besoin d’une portion individuelle pour un repas car il n’a pas les moyens de s’offrir plus… C’est donc un problème majeur. Cela veut dire que pour autant de portions individuelles, on produira un emballage en plastique pour le transporter et le conserver. « Tout va bien, on peut recycler si les matériaux sont recyclables «. On aimerait pouvoir répondre par l’affirmative. Mais dans ces pays où la démographie explose, s’il y a bien une chose qui ne suit pas, ce sont les infrastructures, trop peu nombreuses voir même inexistantes.

Alors face à ce casse-tête, les industriels cherchent des solutions, des innovations, que ce soit au niveau des matériaux utilisés ou des business modèles innovants pour optimiser la distribution et limiter la production de plastique. Mais dans un premier temps, leur promesse c’est le tout recyclable, ré-utilisable ou bio dégradable. Une façon de faire une partie du chemin, mais surtout de reporter la faute sur les gouvernements qui ne mettent pas en place les infrastructures nécessaires telles que nous les connaissons chez nous, collecte des déchets, centre de tri et de recyclage, valorisation énergétique…

plastique pollutionAlors on fait quoi ??

Entre la non éducation de certains dans nos pays occidentaux qui ne comprennent pas que jeter ses déchets dans la nature et consommer trop de produits suremballés « c’est pas bien ! », les industriels qui promettent un avenir tout recyclable dans des pays où le recyclage n’existe pas et où les gouvernements ne prennent pas les décisions urgentes qui s’imposent, on n’est pas sorti de l’auberge !!

Et si on essayait de tous travailler ensemble, sans se lancer la patate chaude ! C’est notre souhait chez Nomads. Et on estime que tout le monde peut et doit faire sa part du chemin à son échelle. Et si vous avez déjà complètement changé votre mode de consommation et vos habitudes du quotidien alors votre prochain objectif est d’aider vos proches à franchir le pas et à comprendre la démarche.

Et croyez-nous, ce n’est pas toujours chose facile. Vous entendrez souvent des « t’es trop extrême », « t’en fais pas un peu trop ? », « c’est franchement chiant ton composte, ça pue » … Mais ne vous découragez pas, la tâche est bien plus importante que ces petites réflexions futiles.

Quant aux industriels, on va voir ce qu’ils arrivent à nous pondre tout en les forçant à changer pour s’adapter à NOS nouveaux modes de consommation.

Voilà, on imagine que vous savez ce qu’il vous reste à faire, il est temps de prêcher la bonne parole et de montrer l’exemple.

A bientôt,
La team

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